Déclaration 2044 : comment déclarer l'amortissement bailleur privé aux impôts
Quel régime d'imposition ?
Les revenus fonciers d'un bien sous statut bailleur privé sont obligatoirement soumis au régime réel (déclaration n°2044). Le régime micro-foncier (abattement forfaitaire 30%) est incompatible avec l'amortissement bailleur privé.
Étape 1 — Déclarer les revenus bruts
Indiquez le total des loyers effectivement encaissés sur l'année (hors charges récupérables auprès du locataire). Ne confondez pas loyers courus et loyers encaissés.
Étape 2 — Déduire les charges déductibles
En régime réel, sont déductibles :
Étape 3 — Déclarer l'amortissement bailleur privé
L'amortissement est à renseigner dans la case dédiée "Amortissement bailleur privé" de la déclaration 2044 spéciale :
Étape 4 — Calculer le résultat foncier net
Résultat = Revenus bruts − Charges − Amortissement
Documents à conserver
| Document | Utilité |
|---|---|
| Attestation RE2020 ou DPE | Preuve d'éligibilité du bien |
| Acte notarié / titre de propriété | Base de calcul de l'amortissement |
| Bail signé + quittances | Preuve de location effective |
| Avis d'imposition locataire | Conformité des ressources |
| Relevés bancaires | Justification des loyers encaissés |
Erreurs fréquentes à éviter
En cas de contrôle fiscal
L'administration peut contrôler votre déclaration pendant 3 ans (délai de prescription général). Conservez tous les documents au moins 10 ans après la fin de l'engagement.
Pour comprendre comment le déficit foncier s'articule avec l'amortissement, consultez notre article sur le déficit foncier et le bailleur privé. Notre outil de rentabilité intègre ces calculs fiscaux automatiquement.