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    Déclaration 2044 : comment déclarer l'amortissement bailleur privé aux impôts
    Fiscalité
    11 mars 2026 5 min

    Déclaration 2044 : comment déclarer l'amortissement bailleur privé aux impôts

    Quel régime d'imposition ?

    Les revenus fonciers d'un bien sous statut bailleur privé sont obligatoirement soumis au régime réel (déclaration n°2044). Le régime micro-foncier (abattement forfaitaire 30%) est incompatible avec l'amortissement bailleur privé.

    Étape 1 — Déclarer les revenus bruts

    Indiquez le total des loyers effectivement encaissés sur l'année (hors charges récupérables auprès du locataire). Ne confondez pas loyers courus et loyers encaissés.

    Étape 2 — Déduire les charges déductibles

    En régime réel, sont déductibles :

  1. Frais de gestion locative et d'agence
  2. Assurance propriétaire non occupant (PNO)
  3. Taxe foncière (hors TEOM)
  4. Charges de copropriété non récupérables
  5. Travaux d'entretien et de réparation
  6. Intérêts d'emprunt et frais de dossier
  7. Primes d'assurance emprunteur
  8. Étape 3 — Déclarer l'amortissement bailleur privé

    L'amortissement est à renseigner dans la case dédiée "Amortissement bailleur privé" de la déclaration 2044 spéciale :

  9. Montant = amortissement effectif de l'année (limité au plafond)
  10. Pièce justificative : attestation du promoteur ou acte notarié précisant le prix d'acquisition
  11. Étape 4 — Calculer le résultat foncier net

    Résultat = Revenus bruts − Charges − Amortissement

  12. Positif : s'ajoute à votre revenu imposable (TMI + 17,2% prélèvements sociaux)
  13. Négatif (déficit) : reportable sur 10 ans sur les revenus fonciers futurs
  14. Documents à conserver

    DocumentUtilité
    Attestation RE2020 ou DPEPreuve d'éligibilité du bien
    Acte notarié / titre de propriétéBase de calcul de l'amortissement
    Bail signé + quittancesPreuve de location effective
    Avis d'imposition locataireConformité des ressources
    Relevés bancairesJustification des loyers encaissés

    Erreurs fréquentes à éviter

  15. Opter pour le micro-foncier — incompatible avec le dispositif
  16. Oublier de reporter le déficit des années précédentes en ligne dédiée
  17. Confondre travaux déductibles et amortissement — les travaux courants sont déductibles au titre des charges (pas du régime d'amortissement)
  18. Ne pas conserver les pièces justificatives du locataire
  19. En cas de contrôle fiscal

    L'administration peut contrôler votre déclaration pendant 3 ans (délai de prescription général). Conservez tous les documents au moins 10 ans après la fin de l'engagement.

    Pour comprendre comment le déficit foncier s'articule avec l'amortissement, consultez notre article sur le déficit foncier et le bailleur privé. Notre outil de rentabilité intègre ces calculs fiscaux automatiquement.

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